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Société Hippique de Neuchâtel

DébardageIl permet de diminuer le tassement du sol, n'impose pas de créer de nouveaux layons ou nouvelles pistes ou accès. Se contentant de passages de moins de un mètre de large, le cheval respecte les sols fragiles et travaille sans bruit de moteur ni pollution. Le cheval, avec des performances variables selon l'attelage, la taille et forme des arbres à tirer et le terrain, peut traîner un cube maximal moyen (en traîne directe) de 1 m³, 1,5 pour deux chevaux, avec un maximum d'efficacité à 0,5 m³ pour un cheval seul et 0,7 m³ pour trois chevaux. La performance monte à 2,5 m³ si l'on utilise un triqueballe ou avant-train. Soit un volume moyen quotidiennement débardable traîné sur 100 m de 18 m³ jour (pour un distance-cube moyen (DCM) de 0,25 m³), de 25 m³/jour pour une DCM de 0,5 m³, et de 18 m³/jour pour une DCM de 1 m³. Pour une distance de 200 m, ces chiffres passent respectivement à 12, 18 et 12. Sur un terrain plus facile, le fardier (ou trinqueballe ; engin hippomobile à 2 roues freinées, un timon et un treuil) permet avec 2 ou 3 chevaux de soulever et tirer des grumes pesant jusqu'à 5000 kg (3 à 4 m3)3.

Le cheval est moins rapide en moyenne, mais plus efficace pour le débusquage sur les sols difficiles et moins coûteux (24 euros par heure de prestation contre 32 euros pour le tracteur agricole (en tenant compte du coût d'achat, et d'utilisation, des coûts salariaux et d'entretien et déplacement (identiques ou proches). Le tracteur reste plus rentable pour le débardage hors du boisement lui-même (sur pistes). Le cheval est plus coûteux par m³ exporté mais il exploite plus facilement les fortes pentes (dans le sens de la descente) et ce surcoût est parfois entièrement compensé par l'absence de besoin d'infrastructures et par le bénéfice (bois vendu beaucoup plus cher) d'écolabels tels que le FSC plus facilement acquis avec ce type de débardage.